AFORISMA

Meglio aggiungere vita ai giorni, che non giorni alla vita
(Rita Levi Montalcini)

Nostra Signora del Carmelo

Nostra Signora del Carmelo
colei che ci ha donato lo scapolare

mercoledì 8 settembre 2021

MIGRANTS: UNE VOIX DU NIGER .MIGRANTI UNA VOCE DAL NIGER di Padre MAURO ARMANINO



Migrants : une voix du Niger

Entretien sur les Migrants avec le P. Mauro Armanino, s.m.a., responsable depuis 2011 du SPM, Service pastoral des Migrants pour le Diocese de Niamey, au Niger.

Pouvez-vous nous parler de votre travail dans la pastorale des personnes en déplacement au Niger ? Quelle a été l'inspiration et la vision de ce travail ? 

Nous voyons les migrants comme « un signe des temps » qui interpelle l’Eglise et la société. Dans cette vision, nous nous considérons nous-mêmes comme des « migrants », car vivre c’est migrer et au fond migrer c’est vivre ! Pour nous les migrants ne sont pas des victimes mais des personnes qui ont choisi, plus ou moins librement et consciemment, un projet migratoire. Le fondement de notre engagement pourrait se résumer ainsi : libres de rester, libres de partir. Ceux deux droits doivent être respectés par les décideurs politiques et les associations ou entités qui travaillent avec les migrants.

Comment la pandémie causée par Covid-19 a-t-elle affecté votre travail ? 

La Niger n’a pratiquement pas souffert de la maladie en soi mais des politiques qui ont entouré l’épidémie. Surtout concernant la fermeture des frontières avec les Pays environnants, le coût de la vie, le couvre-feu, la diminution des vols de l’OIM (l’Organisation Mondiale des Migrations) pour ramener les migrants à domicile et surtout la manipulation de la maladie pour escroquer de l’argent aux frontières et aux nombreuses « barrières » de la police ou douane… Bien sûr on a enregistré moins de sensibilité par rapport aux problèmes des migrants, car la Covid a accaparé la totalité de la scène ! Les vulnérables, comme toujours : femmes enceintes, femmes avec des enfants, malades et refoulés surtout de l’Algérie, ont disparu du radar !

Quels succès avez-vous enregistrés dans votre travail avec les migrants pendant la pandémie ?

Notre service a toujours fonctionné, à part trois semaines de fermeture, d’ailleurs jamais complète. A travers la collaboration avec la Caritas locale (CADEV) nous avons pu aider un certain nombre de migrants avec des repas et surtout les soins. Mais le service plus important a été celui de présence dans un moment où tout le monde était replié sur la gestion politique de la maladie !

Y a-t-il eu des changements dans le phénomène de la migration dans votre pays d'action au cours de cette période ? Et comment votre organisation a-t-elle réagi à ces changements?

Les changements ont étés remarquables car, tout au début du service, en 2011, le mot ‘migrant’ était ici presque inconnu…on parlait plutôt d’« exodants » ou « aventuriers », figures bien connues dans l’espace sahélien ! En effet la migration a existé ici depuis de siècles et dans les dernières décennies elle s’est intensifiée surtout vers le Maghreb et la Libye. Puis, sous l’impulsion des politiques européennes d’externalisation des frontières, les « exodants » se sont transformés en « migrants » puis en « clandestins », ensuite en « irréguliers/illégaux » et finalement en « criminels » ! Surtout après la rencontre de La Valette Europe –Afrique de 2015 et la loi de la même année du gouvernement nigérien de lutte à la traite des migrants (2015-36), la répression s’est manifestée avec un blocus de la mobilité humaine…, le vol systématique de l’argent des migrants et leur « libre » destination à l’OIM, pour un retour au Pays d’origine ! Notre Service a continué à accompagner les migrants dans leur difficultés et persécutions et aussi a dénoncé, avec des organisations de la Société civile, ces abus de pouvoir.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent contribuer à la réalisation des quatre verbes du pape François, à savoir: accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants? 

Le seul verbe que nous aimerions ajouter pour que les précédents soient réellement mis en pratique est le verbe écouter ! Nous pensons qu’il est à la base des quatre autres verbes. En effet seulement la possibilité offerte à l’autre d’exprimer sa vie, ses sentiments et ses attentes, pourra faciliter la mise en pratique des autres passages…, sinon on court le risque de « coloniser » le migrant avec nos projets sur lui !

Quels sont les projets et les interventions prévus pour l’avenir dans ce domaine? 

L’écoute des histoires personnelles et souvent dramatiques des migrants est ce qui nous caractérise avec en même temps un accompagnement humain et médical. En réalité parler des migrants ici est parler des invisibles, car les pauvres le sont jusqu’à quand des événements souvent dramatiques ne les font (trop tard) apparaitre, par exemple dans les naufrages de la Méditerranée ! Ceux qui pensent s’installer pour un temps, nous essayons de les aider pour le travail avec des micro-projets et, de manière occasionnelle, à travers la collaboration avec la Caritas des Etas Unis (CRS), des bons pour la nourriture. Parfois on aide aussi les migrants prisonniers qui n’ont personne pour les assister.

Y a-t-il un souhait que vous aimeriez partager avec nous? 

Nous aimerions que les services aux migrants n’oublient pas la dimension politique des migrations, à travers un engagement plus poussé avec la Société civile et les institutions. Cela pour éviter de se transformer en «ambulances du système».

Padre Mauro Armanino

Migranti: una voce dal Niger

Intervista sui Migranti a padre Mauro Armanino, s.m.a., fondatore e responsabile dal 2011 del Servizio Pastorale per i Migranti (SPM) per la diocesi di Niamey, in Niger.

Può parlarci del vostro lavoro nella pastorale dei Migranti in Niger? Quale ne è stata l'ispirazione e la visione? 

Vediamo i migranti come “un segno dei tempi” che interpella la Chiesa e la società. In questa visione, ci consideriamo noi stessi come migranti, perché vivere è migrare e in fondo migrare è vivere! Per noi, i migranti non sono vittime ma persone che hanno scelto, più o meno liberamente, e consapevolmente, un progetto migratorio. La base del nostro impegno si può riassumere così: liberi di restare, liberi di andare. Questi due diritti devono essere rispettati dai decisori politici e dalle associazioni o enti che lavorano con i migranti.

In che modo la pandemia causata dal Covid-19 ha influito sul vostro lavoro?

Il Niger non ha sofferto molto della malattia in sé, ma delle politiche che hanno circondato l'epidemia. Soprattutto per quanto riguarda la chiusura delle frontiere con i Paesi limitrofi, il costo della vita, il coprifuoco, la riduzione dei voli dell'OIM (Organizzazione Mondiale per le Migrazioni) per riportare a casa i migranti e soprattutto la manipolazione della malattia per estorcere denaro alle frontiere e ai tanti “blocchi” di polizia o doganali… Sicuramente, abbiamo registrato meno sensibilità riguardo ai problemi dei migranti, perché il Covid ha preso il sopravvento su tutta la scena! I vulnerabili, come sempre: donne incinte, donne con bambini, malati e respinti soprattutto dall’Algeria, sono scomparsi dai radar.

Che risultati positivi avete avuto nel vostro lavoro con i migranti durante la pandemia?

Il nostro servizio ha sempre funzionato, a parte tre settimane di chiusura, del resto mai completa. Grazie alla collaborazione con la Caritas locale (CADEV), abbiamo potuto aiutare un certo numero di migranti con i pasti e soprattutto con le cure. Il servizio più importante, però, è stato quello della presenza in un momento in cui tutti erano ripiegati sulla gestione politica della malattia.

Ci sono stati cambiamenti nel fenomeno migratorio nel suo Paese di azione in questo periodo? E come ha reagito la vostra organizzazione a questi cambiamenti?

I cambiamenti sono stati notevoli perché, proprio all'inizio del servizio, nel 2011, la parola “migrante” qui era quasi sconosciuta...; si parlava piuttosto di “esodanti” o “avventurieri”, figure ben note nello spazio saheliano! Le migrazioni, infatti, esistono da secoli e negli ultimi decenni si sono intensificate soprattutto verso il Maghreb e la Libia. Poi, sotto l'impulso delle politiche europee di esternalizzazione delle frontiere, gli “esodanti” si sono trasformati in “migranti”, poi in “clandestini”, quindi in “irregolari/illegali” e infine in “criminali”! 

Soprattutto dopo l'incontro della Valletta Europa – Africa del 2015 e la legge dello stesso anno del governo nigerino per combattere la tratta dei migranti (2015-36), la repressione si è manifestata con un blocco della mobilità umana…, il furto sistematico dei soldi dei migranti e la loro “libera” destinazione all'OIM, per un ritorno al Paese d’origine! Il nostro Servizio ha continuato a sostenere i migranti nelle loro difficoltà e persecuzioni e ha anche denunciato, con delle organizzazioni della Società civile, questi abusi di potere.

Che consiglio darebbe alle persone che desiderano contribuire a realizzare i quattro verbi di Papa Francesco, ovvero: accogliere, proteggere, promuovere e integrare i migranti?

L’unico verbo che vorremmo aggiungere per mettere davvero in pratica i precedenti è il verbo ascoltare! Crediamo che sia la base degli altri quattro verbi. Infatti, solo la possibilità offerta all’altro di esprimere la sua vita, i suoi sentimenti e le sue aspettative, potrà facilitare l’attuazione degli altri passaggi..., altrimenti corriamo il rischio di “colonizzare” il migrante con i nostri progetti su di lui!

Quali sono i progetti e gli interventi che prevedete per il futuro in questo ambito?

L'ascolto delle storie personali e spesso drammatiche dei migranti è ciò che ci caratterizza, insieme al supporto umano e medico allo stesso tempo. In realtà, parlare di migranti qui, è parlare d’invisibili, perché i poveri lo sono finché spesso eventi drammatici non li fanno apparire (troppo tardi), ad esempio nei naufragi del Mediterraneo! Coloro che stanno pensando di rimanere per un po’, cerchiamo di aiutarli nel lavoro con micro-progetti e, occasionalmente, attraverso la collaborazione con la Caritas degli Stati Uniti (CRS), dei buoni pasto. A volte aiutiamo anche i prigionieri migranti che non hanno nessuno che li assista.

C'è un desiderio che vorreste condividerci?

Vorremmo che i servizi per i migranti non dimenticassero la dimensione politica delle migrazioni, attraverso un maggiore impegno con la Società civile e le istituzioni. Questo per evitare di trasformarsi in “ambulanze del sistema!"

Padre Mauro Armanino

PAOLO BONALDI, ottimo artista, recentemente scomparso, in memoria

Sedici anni fa andai per la prima volta in un bar di Garbagnate Milanese, dove era collocato un nostro salvadanaio delle Missioni e mi meravigliai di trovare all'interno del locale due quadri di squisita fattura: ritraevano il gestore e sua moglie. Li aveva fatti un loro amico pittore di nome Paolo Bonaldi. Espressi subito il desiderio di potermi complimentare direttamente con lui, anche per vedere altri suoi pregevoli manufatti. L'incontro, purtroppo, non si è mai potuto concretizzare, ed oggi mi è stata comunicata la sua morte a soli 53 anni di età. Voglio presentare i miei commenti lirici a quei quadri nella certezza che qualcuno sicuramente eleverà una preghiera di suffragio per lui.   

Padre Nicola Galeno OCD



NDR: Padre Nicola ha avuto una luminosa idea nel fotografare questi splendidi ritratti aggiungendo l'immancabile didascalia poetica. Avremmo voluto parlare un poco di questo artista, scomparso in ancor giovane età ma, avendo notizie frammentarie, non è stato possibile. Se in futuro qualcuno che ha avuto modo di conoscere il pittore, ci ragguaglierà, non mancheremo di tornare sull'argomento.



sabato 4 settembre 2021

NUOVO PADRE GENERALE DEL CAMELO TERESIANO: PADRE MIGUEL MARQUEZ CALLE

 


CG 2021, 04 Settembre 

Fratelli e sorelle carissimi, 

Come avrete già appreso dai canali ufficiali, P. Miguel Marquez Calle è il nuovo Preposito Generale del nostro Ordine! 

Anch’io ve ne dò l’annuncio al termine di una giornata che, in quanto ad emozioni, non ha pari! 91 padri votanti, una lunga sessione di conteggio e scrutatio delle schede, tutto rende l’elezione lento e moltiplica l’attesa. 

Il tutto è stato preceduto dalla preghiera dei capitolari, dalle consultazioni, dalle richieste di chiarimento. Miguel è un confratello molto conosciuto nell’Ordine, soprattutto nei paesi ispanoparlanti. Ha servito lungamente la Spagna seguendo come commissario e poi provinciale il processo di unificazione; è stato più volte in visita alle missioni della Provincia Iberica in America Latina e in Africa; ha partecipato ai lavori di una commissione quando si trattò di rileggere le Costituzioni. 

Personalmente il legame fraterno con lui iniziò circa 20 anni fa quando, appena professo, prima di andare a Pisa fui inviato a Salamanca ad 

imparare lo spagnolo (2001) in vista dell’anno di studi ad Avila. Miguel era priore della comunità di Calle Zamora, in quella preziosa cittadina universitaria nel cuore della Castiglia. Lo spirito un po’ clown e giocoso ci accomunò e da lì in poi abbiamo condiviso tanti momenti fraterni insieme. Ne ricordo uno, tra i tanti. Insieme ad un gruppo di giovani camminammo per circa 150 chilometri, da Alcalà de Henares a Segovia, sotto il sole, tra le pietre, con lo zaino tecnico sulle spalle. Una settimana di cammino, anche sotto le stelle, pregando col cuore per accompagnare il silenzio magico dell'aurora; avventure che saldano la fraternità come poche. 

Veramente viene voglia di camminare. 

Con tutto l’Ordine, con i fratelli e le sorelle che - come testimoniano i moltissimi messaggi che ho ricevuto ieri ed oggi - hanno pregato e stanno pregando con una intensità commovente, offrendo preghiere e sofferenze anche significative. 

GRAZIE A TUTTI! GRAZIE! Riferirò ogni cosa a Miguel ed inizierò piano piano a presentargli la nostra famiglia provinciale, così piccola ma generosa. 

Vi saluto con ben due foto; quella che ritrae P. Saverio con P. Miguel non ha bisogno di commenti... è un segno fraterno e bellissimo di continuità, come l’affetto e la stima che li lega. 

Cari tutti, nella gioia, a domani! Fra Gabriele 


DISTRAZIONI, MATRIMONI E DEMOCRAZIA NEL NIGER di Padre MAURO ARMANINO

Distrazioni, matrimoni e democrazia nel Niger

Qui non ci vacciniamo contro la Covid perché siamo distratti da cose più importanti. Per fortuna che, mancando i vaccini, ce la caviamo egregiamente e nel caso ci ammalassimo, daremmo la priorità ad altre malattie. Quella della fame, che è, di gran lunga, la più pericolosa e segue a ruota la malaria o paludismo, poi la meningite (ciclica), il colera, per via dell’acqua che ci arriva in casa con i bidoncini gialli, le epatiti e, naturalmente, l’insicurezza dovuta agli attacchi dei Gruppi Armati Terroristi. Se, in ultimo, la malattia tanto propagandata dall’Occidente dovesse arrivare, la curiamo con le medicine esistenti che qui funzionano per grazia ricevuta e scelta intelligente dei malati. Da noi la maggior parte delle nascite avviene per un felice momento di distrazione vissuto insieme e così pure si muore, senza in fondo darci troppo peso, per un’ultima e fatale distrazione. La sabbia stessa, vero paradigma della realtà ambiente, si adagia distrattamente sulle strade, i cortili, le offerte di lavoro, l’opposizione inesistente e financo sulle preghiere che stentano a innalzarsi, attaccate come sono alla sabbia che, a modo suo, rende gloria al suo inventore.

Una mandria di buoi attraversa distrattamente la strada e altrettanto fanno gli asini che, con i carretti pieni di immondizie, giocano un ruolo ecologico di primo piano nella città di Niamey. Non sono da meno i dromedari che attraversano le rotonde della città con la stessa disinvoltura con la quale passerebbero le dune del Sahara. Sono distratti i motociclisti che, mentre guidano, rispondono alla chiamata del cellulare e dimenticano il casco, la patente di guida e soprattutto non hanno rinnovato l’assicurazione. Evitano pertanto le zone, dove sanno di trovare i vigili assetati di verbali, o fittizi arrangiamenti monetari specie sotto le feste. Occasionalmente passano cavalli al trotto, alcuni cani che si piazzano non lontano dai venditori di spiedini e che fingono di dormire tra un cliente e l’altro e i camion dei militari che vanno al fronte. L’ambulanza si sente da lontano e nessuno si muove per distrazione finchè il suono della sirena non si farà assordante e inevitabile. Persino la democrazia del Paese, sconcertata dalle elezioni e dalle inutili promesse presidenziali, si è fatta da parte e, attende distrattamente tempi migliori che forse verranno un giorno.

Per distrazione si migra su strade sbagliate e si prendono cammini imprevisti che, dopo un lungo viaggio, portano là dove si era partiti un giorno. Si tradisce per una lieve distrazione di un momento e ci si scusa prima di ricominciare. Ancora recentemente i responsabili religiosi musulmani della capitale affermavano con tristezza che solo il venti per cento dei matrimoni, celebrati con fasto in città, reggono oltre i tre mesi. A chi imputare questa erosione matrimoniale se non a momenti di distrazione che hanno accompagnato il prima, durante e il dopo del matrimonio. I risultati degli esami finali della scuola primaria e secondaria del Paese sono stati uno sfacelo mai registrato prima: a chi se non alla distrazione addebitare l’incredibile disfatta? All’università statale gli anni accademici sono senza fine e per lo stesso motivo, la distrazione, gli intellettuali organici si sono accontentati di diventare Consiglieri della Presidenza della Repubblica o Incaricati di Missioni di cui nessuno conosce la destinazione e l’obiettivo. Solo per distrazione le Agenzie Umanitarie operano sul terreno per decenni e fanno in modo che i poveri rimangano tali. E proprio grazie alla distrazione, infine, che si resiste alla tentazione di credersi i padroni del mondo e della storia.

     Mauro Armanino, Niamey, 5 settembre 2021


sabato 28 agosto 2021

LA BANDIERA MIGRANTE DI NIAMEY E IL SOGNO DI LUTHER KING di PADRE MAURO ARMANINO




La bandiera migrante di Niamey
 e il sogno di Luther King



Assomiglia a quella degli Stati Uniti dei quali la Liberia è un’improbabile emanazione. La bandiera della Liberia porta undici striscie orizzontali invece di tredici come quella degli USA. Vi si trova una sola stella in alto a sinistra per significare un Paese libero dalla colonizzazione occidentale. La bandiera è appesa al nulla nell’aula di una classe elementare del quartiere periferico di Niamey chiamato Gamkallé. Attorno a lei un gruppo di migranti liberiani che sanno poco della sua storia. Sono in forzato ritorno da un progetto migratorio non realizzato, dirottato o semplicemente abbandonato per la forza degli avvenimenti nella Regione. Alcuni hanno fuggito la guerra di quindici anni nel loro Paese per trovarne altre nel Soudan, Tchad, Libia, Costa d’Avorio e soprattutto in Algeria a causa delle espulsioni forzate. Da una guerra all’altra.
Eppure tutto sembrava filare liscio come nelle favole o il sogno di Martin Luther King di cui proprio oggi cade l’anniversario. ‘I have a dream’, gridava Luther King nel 1963 davanti al Lincoln Memorial di Washington, alla fine di una manifestazione per i diritti civili nota come la marcia per il lavoro e la libertà. Anche i migranti liberiani che festeggiano a Niamey, custodiscono il sogno che hanno piantato nella sabbia del Sahara che si confonde con quello del Sahel. Lo stesso sogno di coloro che, dopo aver conosciuto la schiavitù nelle piantagioni degli Stati Uniti hanno scelto di tornare in Africa, loro Terra Promessa. Sappiamo come sono poi andate le cose in Liberia. Gli ex schiavi hanno riprodotto sulle popolazioni autonome, che a loro volta campavano anche della vendita degli schiavi, la stessa schiavitù che avevano sofferto. 
Dichiarata illegale la schiavitù negli Stati Uniti, si trattava di ‘facilitare’ il ritorno al mittente degli schiavi ormai liberi. E fu così che, malgrado le resistenze delle popolazioni autoctone che non volevano vendere la loro terra, nei primi decenni del 1800, il sogno dei ‘liberiani’ prese forma finché nel 1847 venne dichiarata l’indipendenza. Il sogno si trasformò in incubo per le popolazioni locali perché il potere venne assicurato dai ‘colonizzatori neri’ arrivati liberi dall’America. La guerra civile che ha insanguinato il Paese è, almeno in parte, conseguenza di questo sogno che ha fatto naufragio nella Terra della Libertà. I migranti liberiani di Niamey cantano l’inno nazionale, condividono il riso e la salsa di loro gradimento sotto lo sguardo vigile della bandiera. Solo rimane la stella che il sogno di Luther King ha loro affidato.

       Mauro Armanino, Niamey, 28 agosto 2021

lunedì 23 agosto 2021

AVILA 24 - 8 - 1582: FONDAZIONE DEL MONASTERO DI S. GIUSEPPE

VERSO QUEL FATIDICO 24-8-1562

E’ il giorno dei morti del 1536. Il monastero contava oltre cento monache. Teresa vi passa anni felici. Poi la salute ha un crollo e deve uscire per cure. Internamente però la accompagna sempre un senso di insoddisfazione: le sembra di fare ancora troppo poco per il Signore e la sua Chiesa scossa dalla scissione protestante. 

Arriviamo al 24-8-1562 quando prende la determinazione di creare un piccolo drappello di anime generose disposte a vivere in stretta clausura e povertà rigorosa, unicamente dedite all’orazione ed alla penitenza per il bene spirituale della Chiesa. Molti, a cominciare da alcune autorità religiose, la prendono per pazza, ma lei non disarma e da quel primo monastero di S. Giuseppe in Avila molti altri vedranno la luce. Nel 1568 contando su soli due frati diventa l’elemento determinante per la fondazione del primo convento di noi carmelitani scalzi a Duruelo.

   Nelle ultime pagine della sua Autobiografia si lascia andare a questa confessione: “Attualmente mi sembra di non aver altro motivo di vivere fuorché quello di soffrire e lo domando a Dio con le più vive istanze. Spesso gli dico col più vivo fervore dell’anima. “Signore, non vi domando che una cosa: o morire o patire”. Nel sentir battere l’orologio trasalisco di gioia, perché vedo di avere un’ora in meno di vita e di essermi avvicinata di più al momento di vedere Dio!”.

Vedere Dio: il supremo anelito di ogni anima quaggiù sulla terra mediante la fede e lassù nella pienezza dell’Amore!

(Ferrara 12-10-2008)

PADRE NICOLA GALENO, OCD

sabato 21 agosto 2021

I LUTTI SENZA FINE DEL SAHEL di PADRE MAURO ARMANINO

Alcuni rifugiati con P. Mauro Armanino

         I lutti senza fine del Sahel

Il mestiere più pericoloso nel Sahel adesso è quello del contadino. La strategia dei Gruppi Armati Terroristi li ha infatti presi come fin troppo facile bersaglio. Chini sulla terra da coltivare sono uccisi da uomini armati che arrivano all’improviso, il mattino o il pomeriggio, sicuri di trovarli al lavoro. I militari sono l’altro bersaglio dei Gruppi Armati quando pattugliano oppure sono di scorta ai civili com’è accaduto recentemente nel Burkina Faso. Si chiama la zona delle ‘tre frontiere’, quelle del Mali, del Niger e del citato Burkina Faso che si trova, suo malgrado, a essere una delle regioni più pericolose al mondo. Dall’inizio dell’anno i morti nel Sahel si contano ormai a centinaia. I massacri sono opera dei terroristi, banditi armati e sedicenti djihadisti ma anche delle Forze di Difesa e di Sicurezza oltre che dei gruppi di ‘autodifesa’ o suppletivi. Questi ultimi si sono costituiti in seguito all’evidente incapacità delle forze armate di difendere i contadini dei villaggi nella regione. Formati e armati in modo sommario si aggregano spesso, secondo appartenenze etniche, e ciò li rende vulnerabili agli attacchi dei gruppi armati. I lutti sono anche per loro.

Il Burkina Faso ha iniziato giovedì un lutto nazionale di tre giorni, in seguito all’attacco djihadista che ha ucciso 65 civili, 15 gendarmi e 6 suppletivi delle forze armate del Burkina. Secondo alcuni specialisti, i gruppi armati attaccano con più frequenza i convogli misti in vista di controllare questa parte del Paese. Il governo nigerino, da parte sua, lo scorso martedì ha decretato un lutto nazionale di 48 ore, in seguito all’attacco condotto lunedì da uomini armati non identificati, uccidendo 37 civili. Il lunedì 16 agosto l’attacco è stato perpetrato nei campi del villaggio. Tra questi si contano 13 minori e 4 donne. Il mese scorso lo stesso villaggio aveva subito un attacco simile. Uomini armati non identificati avevano ucciso 16 contadini che lavoravano nei loro campi. Questa zona si trova al confine col Mali e subisce attacchi armati fin dal 2017. Quindici soldati di questo paese sono stai uccisi durante un agguato imputato ai djihadisti il giovedì 19 agosto nel centro del Paese. Oltre une ventina sono stati feriti e condotti all’ospedale per cure. 

Un lutto nazionale di 72 ore è stato decretato dal presidente della Transizione del Mali, Assimi Goita, per rendere omaggio alle vittime degli attacchi concertati in quattro villaggi nel nord del paese, nella notte da domenica a lunedì. Il presidente ha affermato che le forze armate del Mali faranno il possibile per ricercare e ‘neutralizzare’ gli autori di questa barbarie e chiede al popolo di rimanere unito e determinato in questa prova in vista di continuare la lotta contro il terrorismo. Chi parla, è colui che ha guidato l’ultimo colpo di stato nel Mali l’anno scorso. Da allora le cose non sono migliorate e le speranze riposte nella giunta militare si stanno gradualmente sfaldando. I giorni di lutto proclamato nel Sahel hanno ancora un bel futuro.

 Un lutto nazionale di tre giorni è stato decretato per i soldati del Chad uccisi da Boko Haram, gruppo che a sua volta avrebbe perso un centinaio di combattenti. Nell’isola dell’omonimo lago le unità di Forza e Difesa citate erano state inviate per proteggere la popolazione. Neppure gli operatori umanitari sono risparmiati. Sui 35 umanitari uccisi dall’inizio dell’anno, 11 sono morti nel Sudan del Sud, 9 nella Repubblica Democratica del Congo e 2 in Centrafrica. La maggior parte delle vittime sono lavoratori locali e i loro nomi saranno presto dimenticati. Proprio come quelli dei contadini, dei soldati, e delle migliaia di donne e bambini, costretti  fuggire per sopravvivere al prossimo lutto decretato dai governi dei Paesi del Sahel.

Il primo lutto è quello della politica che, per la sua assenza o per avidità di potere, ha tradito se stessa col popolo che dopo sessant’anni d’indipendenza merita di più che dichiarazioni di lutti. L’altro lutto è quello d’ideologie che hanno preso Dio in ostaggio e,  profittando del vuoto della giustizia sociale colmato da radicalismi salafisti, crea e giustifica nel Suo nome i delitti più efferati. Il lutto più tragico, infine, è quello decretato dalle parole, perché tutto parte e si radica nella menzogna che altro non è che uno stupro perpetrato su di loro. I lutti si trasformeranno in gioia solo quando le parole risorgeranno dalle tombe e danzeranno con i bambini vestiti di festa.

       Mauro Armanino, Niamey, 22 agosto 2021


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Il Paradiso non può attendere: dobbiamo già cercare il nostro Cielo qui sulla terra! Questo blog tratterà di argomenti spirituali e testimonianze, con uno sguardo rivolto al Carmelo ed ai suoi Santi